lundi 30 mars 2015

Le droit de manifester est fondamental !



Montréal le 30 mars 2015



Clément Sauriol
Candidat Indépendant à la Mairie de Montréal le 3 novembre 2013


M. Denis Coderre
Maire de Montréal
275 Notre Dame est
Mtl. Qué.
H2Y 1C6

Monsieur le Maire,

Je suis bien obligé, étant donné mon engagement envers ma ville, de tâcher de vous raisonner ici, alors que je ne compte plus les fois où vous vous êtes prononcé en faveur du maintien du règlement P6, lequel est devenu un épouvantable prétexte au déchaînement de toute cette violence policière que vous ne sauriez cautionner.
Je vous sais un homme de respect des libertés civiles, et je ne comprends pas votre entêtement. Certes vous avez pris position en faveur du contrôle des foules, et cela à l’aide des ressources des lois et règlements que la ville a le pouvoir de voter. Cependant on ne peut pas, simplement parce qu’on détient du pouvoir, s’en servir dans une société libre et démocratique, comme instrument de répression. Le droit de manifester ne peut être constamment foulé aux pieds, simplement parce que cela dérange la circulation.
D’ailleurs vous pensez bien que la circulation à Montréal n’a pas besoin de manifestations pour être entravée. Elle se suffit à elle-même aux heures de pointes, où les automobilistes s’entassent quotidiennement en polluant dans d’atroces bouchons, que rien ni personne n’est jamais arrivé à résorber.
Y ajouter maintenant le désordre que constituent toutes ces atteintes au droit des gens, n’arrange pas le climat de notre ville. Bientôt on n’osera plus descendre au centre-ville, ne serait-ce que pour y faire ses emplettes ou aller s’y divertir, sans risquer de se faire prendre en tenaille au milieu d’une quelconque manifestation, après quoi on perdra temps et argent à contester des amendes insensées. Sans parler du risque de s’y faire bousculer, insulter, blesser, peut-être même éventuellement tuer.
Au train où vont les choses, si rien n’est fait pour contrôler ces brutes de l’escouade anti-émeute, nous aurons probablement ce printemps-ci à déplorer un premier mort, et qui sait encore pire ? Ce n’est pas cela que vous souhaitez pour notre ville non ?
Il y a moyen d’occuper la Police à autre chose qu’à matraquer et à brutaliser des manifestants. Ceux-ci exercent un droit fondamental, et rien ne justifie que l’on réprime les manifestants avec une telle furie.
C’est économiquement indéfendable. Le tourisme va en souffrir, la population en souffre. Où donc ces policiers veulent-ils en venir ?
Votre responsabilité dans ces débordements est engagée, et je vous demande de faire un geste civique, de faire abroger ce règlement (P6) au nom de l’ordre social, et d’intervenir auprès de la Direction de la Police pour leur intimer l’ordre de cesser de provoquer les manifestants. Il y va de notre sécurité à tous et de la réputation de la Ville de Montréal.
Avec l’expression de ma considération la plus distinguée.


Clément Sauriol

dimanche 15 mars 2015

La Ville de Montréal appartient à ses citoyens !

La Ville de Montréal
Le Service de Police de la Ville de Montréal 
La Fraternité des Policiers de Montréal
Et Yves Francoeur…
En publiant sur ma page Facebook ce texte de ce vendredi 13 mars, j’ai choisi dans l’actualité un sujet approprié, qui s'inscrit dans un climat général d'atteintes à la vie privée. Comme en font foi ces accrochages entre les citoyens qui manifestent contre le gouvernement de M. Harper et sa loi C-51, laquelle veut donner aux forces de l'ordre des moyens de plus d'intervenir au nom de la sécurité nationale, dans la vie privée des gens. 
Nous avons ici à Montréal quelques gros bras qui épisodiquement, se donnent de l'importance en abordant des sujets délicats, qu'ils traitent avec la subtilité d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. 
Je dirais ici en paraphrasant un célèbre homme d'État du début du XXe Siècle, à l'aube de la Grande Guerre (1914-18), que la sécurité de l'État est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seules mains des corps de Police.(Georges Clemenceau, dit Le Tigre).

Parlons de M. Yves Francoeur, le Président de la Fraternité des Policiers de Montréal. Voilà un individu qui mérite une attention particulière. En cette fin de semaine de manifestation contre la brutalité policière, son cas est assez représentatif du climat de provocation qui règne au sein de la Police de Montréal. Tous les ans, pour faire exprès depuis 20 ans, c'est justement cette journée-là que les policiers du S.P.V.M. choisissent, pour s'imposer par la force et l'intimidation contre des citoyens qui manifestent leur mécontentement de manière pacifique. C'est un travers qui se retrouve aux échelons supérieurs, et il est presque impossible de leur faire comprendre raisonnablement, à quel point leur réaction face à cette manifestation, les discrédite un peu plus chaque fois aux yeux de la population. De toute évidence pour cette classe agressive, ce qui importe pour eux est de montrer leur puissance, et ce avec force (brutale). L'argument massue qu'ils nous servent lorsque nous nous avisons de critiquer la Police, est que nous simples citoyens, ne comprenons pas le rôle de la Police. Autrement dit, nous sommes des ignorants qui parlent à tort et à travers. Comme si en tant que citoyens, c'était à nous de nous mettre dans la peau de chaque policier, et ainsi de le comprendre ce cher petit, ce grand incompris.

Chaque fois qu’il en a l’opportunité, le président du syndicat des policiers, ne perd jamais une occasion de faire la leçon aux élus. À commencer bien sur par les élus de la Ville de Montréal, puis des politiciens élus ou pas, puis ensuite des citoyens, pour lesquels de toute évidence il n’a pas beaucoup de considération.
Étant donné les propos outranciers qu’il tient toujours, en débordant de son rôle. Sur de sa qualité de président des policiers, à l’emploi protégé mur à mur, avec lequel il s'arroge le pouvoir (et non pas le droit) de proférer tant et tant d’énormités.
Ce qu’il y a de plus navrant dans son cas est le fait qu’il sait qu’il peut intimider les élus. Surtout parce que ceux-ci (en braves bougres un peu pissous qu’ils sont) lui laissent le champ libre. On ne veut surtout pas avoir à composer avec la mauvaise humeur de ce triste sire, au caractère de matamore ombrageux, qui se prend pour un petit boss, jusqu’à ce que quelqu’un vienne un jour le remettre à sa place. Ce que je vais faire ici.

Yves Francoeur se mêle carrément de ce qui ne le regarde pas lorsqu’il vient, le verbe haut, s’insurger contre les politiques de la ville dont il est l’employé. À titre de président d’un syndicat de policiers (armés), sorte de secte fraternelle comme son nom l’indique, le policier Francoeur abuse effrontément de sa situation.
On pourrait m’opposer (c’est probablement Yves Francoeur qui me dirait quelque chose du genre) qu’à titre de citoyen, il a le droit de critiquer à la fois son employeur et les politiques contradictoires qui sont du ressort de l’assemblée des élus de la ville.
Or il se trouve que M. Yves Francoeur ne parle jamais à titre de citoyen. Il parle toujours à titre de président de son syndicat et c’est là qu’il déborde, qu’il dérape, qu’il charrie carrément.
Son rôle de président du syndicat des policiers en est un de veiller au respect de la convention collective, qui préside aux conditions de travail des policiers. Il doit représenter ses policiers lors des négociations avec la ville...? Sans doute! Mais les budgets, les effectifs policiers, ce ne sont pas ses oignons. Et sa conception de la loi et de l'ordre il peut se la garder pour lui. Ça c'est l'affaire du Conseil de Ville, des élus, et de la direction de la Police qui peut faire des suggestions, des demandes, à être examinées au mérite et selon les moyens de la ville.

Quant au président du syndicat des policiers, son job est de s’assurer que ses policiers soient traités selon les termes de la convention collective. Ce qui inclut aussi qu’il doive parfois réprimander ses syndiqués, lorsqu’ils sont impliqués dans des bavures graves ou anodines. D’ailleurs avec des policiers, toutes les bavures sont graves. D’où plaintes (qui n'aboutissent pour ainsi dire jamais), sanctions, réprimandes, renvois (rarissimes), et aussi indemnités (énormes et caricaturales) s’il y a lieu, lorsque des policiers sont poursuivis, et généralement acquittés de la moindre faute. Bref le travail syndical responsable devant les citoyens est aussi de sa responsabilité, et c’est pour cela qu’il est payé. Autant dire qu'il a choisit de toute évidence de protéger ses policiers coûte que coûte. Lorsqu'il commente un cas évident de bavure, son premier réflexe est de plaider en faveur d'une meilleure formation, puisque tous les policiers sont bien sur des petits saints qui font un travail difficile.

Yves Francoeur est choisi par ses syndiqués d’accord…mais il ne l’est pas par les citoyens. Il y a là une nuance de taille qui lui échappe constamment.

Ce n’est absolument pas son rôle que de se substituer aux élus, de leur faire la leçon en les intimidant, parce qu’il parle haut, et de même les menacer de représailles à mots à peine couverts, lorsqu’ils s’avisent de le contrarier. Un syndicat de policiers ce n’est pas tout à fait la même chose qu’un syndicat d’infirmières, de professeurs, de travailleurs de la construction. Aucune association constituée de travailleurs ne dispose d’autant de pouvoir (de vie et de mort) qu’un corps policier.
Sauf que devant la loi, un syndicat est un syndicat. C’est le rôle des élus que de dire à Yves Francoeur que s’il n’est pas d’accord avec leurs politiques et qu’il veuille le dire, qu’il doit d’abord démissionner de son poste de président du syndicat des policiers, après quoi il pourra exprimer son point de vue, du moment qu’en tant que ‘’citoyen’’ il pourra faire de la politique ‘’normale’’ en se présentant à un poste électif. Chef de parti politique, maire, conseiller, comme il voudra. Rappelons-lui en passant, que les fonctionnaires ne sont pas autorisés à se présenter à des postes électifs. De toute évidence la notion de devoir de réserve lui échappe complètement.

Ainsi lorsqu’il porte le chapeau de Président de la Fraternité des Policiers, je lui interdit moi, le citoyen qui vote, et qui paye son salaire comme celui des élus, moi qui signe cet article, de se mêler de politique.
Il est payé pour veiller aux intérêts particuliers des policiers, et sa job en est une de représentation des droits ‘’et devoirs’’ des policiers. Il a la charge d’exiger sévèrement que ses policiers se conduisent conformément aux lois, qu’ils ont pour devoir de faire respecter, avec le plus de discernement souhaitable. Au-delà des prérogatives policières, Yves Francoeur semble oublier que les policiers ont pour tâche première, celle d'assurer la sécurité des citoyens, pas celle de les menacer.
Or des policiers qui violent les lois, il y en a trop. Ils bravent les élus en affichant des comportements provocateurs. Négligent leurs tâches pour faire pression, décident arbitrairement d’appliquer tel ou tel règlement selon leurs goûts, leurs intérêts, leurs besoins et ceux de leurs amis (le P-6 par exemple). Et Yves Francoeur donne trop souvent un très mauvais exemple de frondeur patenté. Bref trop de policiers imbus de cette puissance dont ils doivent être les dépositaires respectueux, nous dérangent collectivement et en mènent trop large.

Il est plus que temps que des élus se tiennent debout et disent à ce petit potentat à quel point il est indécent. Il y a longtemps que ses incursions dans la politique auraient dû lui valoir un renvoi pur et simple. À charge ensuite pour lui de se démerder avec les tribunaux, et de crier à l’injustice si injustice il y aurait alors. C'est ce que font les citoyens normaux lorsqu'ils sont agressés et assommés à la fois physiquement et financièrement, avec des amendes démentes qu'ils doivent contester à leurs frais en Cour Municipale.
Le problème avec Yves Francoeur est qu’il veut absolument appliquer sa justice de fanfaron lui-même. Qu’il sache ici qu’il ne m’impressionne guère, sinon que très défavorablement. Lui et Rambo Gauthier c’est du pareil au même, une coche plus dangereuse.
Et moi le soussigné, je suis un citoyen électeur et j’exerce ici mon droit de lui dire calmement mais carrément qu’il nous embête, et qu’il va cesser de nous emmerder collectivement.
Clément Sauriol

mercredi 11 mars 2015

Commémorons le 375 anniversaire de la fondation de Ville Marie ( Montréal) en 2017.


Montréal le 11mars 2015



M. Denis Coderre

Hôtel de Ville de Montréal

275 rue Notre Dame est

Montréal Qué.

H2Y 1C6



Bonjour M. le Maire,

Vous me permettrez dans cette lettre de vous appeler par votre prénom, étant donné que je suis votre aîné, et que nous avons en commun d’avoir été tous les deux candidats à la Mairie de Montréal lors des élections du 3 novembre 2013. Les citoyens de Montréal ont bien voulu vous accorder leur confiance, laquelle me parait tout à fait justifiée. Soyez-en félicité ici.

Maintenant Denis, si je vous écris, c’est bien évidemment parce que je me soucie toujours de notre ville, et qu’à titre de citoyen responsable, je voudrais vous entretenir ici d’un projet qui devrait vous intéresser. Du moins je le souhaite.

Vous préparez avec fièvre les célébrations en 2017, du 375e anniversaire de la fondation de Ville Marie par Paul Chomedey de Maisonneuve et de Jeanne Mance.

Il y a quelques années un projet de recherche de la tombe de notre fondateur a fait quelque bruit dans les médias. Puis le silence est retombé. Maisonneuve est mort à Paris en 1676, où il a été enseveli dans ce qui est aujourd’hui le 5e arrondissement.

Je ne sais pas où en sont les recherches de cette tombe, mais les pistes existent. Je vous en mets quelques-unes à la fin de cette missive.

Il serait pour le moins intéressant que votre administration pousse les recherches et qu’ainsi, si cela est possible avec les autorités de Paris, que l’on puisse faire venir à Montréal la dépouille de notre fondateur, qui serait alors inhumé ici dans la ville qu’il a fondé.

Il y a là certaines difficultés dont celles des dernières volontés de M. de Maisonneuve. Il y a aussi celles de la France qui est jalouse de son patrimoine. Ce qui n’est pas toujours le cas des Québécois hélas !

Mais il me semble que de toute façon la tombe de M. de Maisonneuve n’a pas été localisée avec précision, étant donné les nombreux bouleversements à la fois historiques, et ceux des cadastres depuis 1676, année de son inhumation.

Quoi qu’il en soit il serait intéressant que l’on trouve à tout le moins cette tombe, et qu’on en signale l’emplacement à Montréal avec les références, pour pouvoir éventuellement, pourquoi pas en 2017, y faire une célébration commémorative ?

Qu’en pensez-vous Monsieur le Maire ?

Je pense qu’il y a déjà pas mal de travaux de recherches qui ont été fait dans ce sens. Il suffirait sans doute de leur donner un dernier coup de main pour que soit éclaircie cette énigme si je puis dire, du lieu exact de la tombe de notre fondateur.

C’est avec beaucoup d’intérêt et attention que je suis votre travail à notre mairie.

Avec l’assurance de ma considération,

Clément Sauriol

Candidat à la Mairie de Montréal



Références



http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-%C3%89tienne-du-Mont

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_de_Chomedey,_sieur_de_Maisonneuve
Avec le temps, la colonie se développe et devient assez populeuse pour résister à la menace iroquoise. Le contrôle de la colonie est pris par la société missionnaire et repris par la couronne en 1663. Maisonneuve n'a pas l'appui du nouveau gouverneur Augustin de Saffray de Mézy. En septembre 1665, Maisonneuve reçoit de l'intendant, Alexandre de Prouville de Tracy, l'ordre de retourner en France pour une période indéfinie. Après vingt-quatre ans à la tête de la colonie, il quitte Montréal pour de bon.
Il s'installe à Paris où il vécut dans l'ombre. En 1671, Marguerite Bourgeoys lui rend visite et fut chaudement reçue dans sa demeure3. Il meurt en 1676. À son chevet se tiennent son jeune ami Philippe de Turmenys et son dévoué serviteur, Louis Fin. Le 10 septembre, les funérailles ont lieu dans l'église des Pères de la Doctrine chrétienne, située non loin de l'abbaye de Saint-Étienne-du-Mont, là où il est enterré au cimetière de Ville-Marie, à côté de son père.
Note de ma part : C’est aussi dans cette église et ce cimetière que sont inhumés Blaise Pascal et Jean Racine entre autres personnages illustres.